mercredi 11 février 2009

A tous ceux

Queslques mots pour ceux que j'ai aimé, respecté, détesté...pour mes amis et pour ceux qui ont fait partie de ma vie. Pour ceux à qui j'ai dis pour la vie. Pour ceux qui sont partis sans laisser de cicatrices, et ceux dont le souvenir écorche mon cœur jusqu'à aujourd'hui...
Pour "C" ma meilleure amie, qui m'a tenue dans ses bras, qui m'a vue pleuré plus d'une fois, qui m'a caressé les cheveux quand le sommeil ne venait pas...
Pour "A", que j'ai perdue en cours de route, avec qui j'ai partagé mon adolescence...qui a fait sa vie sans m'inclure dedans...
Pour "Z" qui a réveillé la petite femme en moi, qui m'a plongé dans des discussions d'adultes que je ne comprenais pas, qui m'a donné tant de conseils et dont je ne m'en souviens plus, et qui se marie cet été avec une cousine que je connais mais qui ne m'a pas invité à ses fiançailles
Pour "M" qui mène sa vie dans un autre pays, de qui je n'ai plus de nouvelles depuis 4 ans, et 4ans plus tard c'est un collègue de travail à une amie à moi dans ce pays lointain...quel hasard!!
Pour "S" mon petit-grand frère, mon amour d'enfance et qui depuis me protège de tout ceux qui me veulent du mal mais que je vois qu'une fois par an
Pour "H" mon frère, qui m'a vue grandir sans trop perturber ma vie, qui se rapproche de moi et s'éloingne autant, qui me laisse à mon monde et me fait rentrer dans le sien de temps à autre..à ce beau jeune homme que j'admire sans cesse depuis peu, mais à qui parfois j'ai du mal à dire je t'aime
Pour "R" ma soeur, celle que j'ai pris pour exemple depuis mes dix ans, celle à qui j'ai donné des conseils alors que j'avais 20 ans et elle 25...celle qui a fait sa vie et qui s'éloigne peu à peu de moi, sans jamais cesser de m'aimer...celle à qui j'ai juste envie de dire: raconte moi ta vie aujourd'hui, raconte moi ton coeur et ta tête...
Pour "A", autant de mal et pourtant une personne sensible et douce, pour tous les conseils, tous les instants partagés, tous les fous rires inventés
Pour "J", "F", "S", "A", "R", mes amie de parcours, mes psychothérapeutes, mes mentors, mes amours...celles qui me suivent partout et qui font passer tous mes délires et passages schizophréniques
Pour "B" qui me connait à peine, mais me connait si bien, à qui je fais parfois mal sans le vouloir, qui me donne tout sans compter
Pour mes parents, que j'aime plus que tout
Pour tous ceux qui sont partis
Pour ceux que j'ai oublié de citer
Pour ceux dans mon coeur mais que je n'ose citer

Je vous aime plus que tout et parfois malgres tout
Pour ceux...

lundi 2 février 2009

Intrusion




Un de mes anciens textes que je retrouve:


Ce que j’aime le plus c’est me retrouver dans ce café de temps en temps, sirotant mon café parfum caramel et les entendre chahuter derrière moi…cinq hommes autour d’une table !! Je plonge dans ces conversations masculines et je me délecte…comme une petite espionne mais sans faire exprès…je ne devrais pas, je sais mais je n’y peux rien !!Et d’abord c’est eux qui parlent fort…oui je vous assure… et puis quand même ça sert de savoir ce que peut contenir le crâne d’un homme, surtout quand ce n’est pas qu’un, mais cinq… je pourrais même tenter une étude la dessus.
Ce qui me plaît tant chez T (mon personnage, enfin mon homme préféré), c’est qu’il est si ironique et…je ne sais pas je dirai pessimiste ou peut être trop réaliste. Et malgré cela, c’est lui qui fait marrer ses copains la plus part du temps…un ton légèrement sarcastique, il les critique un à un, ne mâche pas ses mots et avoue souvent ne pas avoir besoin d’une femme dans sa vie… « Dès qu’elle commence à te connaître un peu, elle cherche alors à cerner tes points faibles et mise tout la dessus…tout son comportement, ses mots, ses réactions sont basées sur ces faiblesses…je ne veux pas qu’elle vienne me pourrir la vie avec ses ‘pourquoi on ne sort pas ce soir ?’, ‘tu me caches quelque chose ?’, ‘c’est qui cette copine ? je n’ai jamais entendu parler d’elle’…non, franchement je préfère de loin rester seul »
Pourtant j’avais pas mal de fois vus T partager la table avec de charmantes demoiselles et elles ne semblaient pas être des amies d’enfance…et il ne semblait pas s’ennuyer non plus.
S quant à lui, m’attirait beaucoup…un profil complexe ou peut être au contraire chez nos hommes tellement habituel…lui, c’est un grand cœur, toujours là pour tout le monde, du sex-appeal à vous faire rougir en moins de deux secondes et une façon de s’exprimer plus simple et spontanée que T…lui, c’est toujours une aventure sexuelle à raconter, toujours sur deux ou trois coups en même temps et toujours à l’écoute de ces chères demoiselles…il connaît toutes leur histoires, leurs problèmes, leurs mode de vie et s’amuse à les épater en permanence… « J’emmène V quelques jours au sud, elle en meurt d’envie, ça me changera moi aussi »
Moi je n’ai toujours pas compris comment ce genre d’homme qui n’est pas amoureux pouvait faire autant d’efforts à savoir être imaginatif, attentionné, présent, câlin, dépenser de l’argent…pour sa compagne du moment...
Et puis il y a R, tout ce qu’il y a de plus classique, marié, pas encore d’enfants mais se fait tellement chier en ménage qu’il évite d’en parler. D’ailleurs il ne porte même pas d’alliance, et s’il n’avait pas prononcé une ou deux fois le mot « ma femme » je ne m’en serais peut être jamais aperçu…et oui R s’emmerde dans sa vie de couple parce que dans chaque nouvelle histoire que racontait S, il était le plus intéressé, celui qui commentait le plus et qui donnait l’air de vivre ces histoires par transfert (j’ai oublié la définition exacte du principe en psychiatrie)…il me faisait limite pitié et malgré cela j’aimais en lui sa discrétion, il ne se plaignait jamais de sa femme…
Celui que je n’arrivais pas à comprendre, c’était bien E…mais ça je pense que même ses quatre amis ont du mal à y arriver. Avec lui, il faut toujours être à la page et ne rater aucun épisode de sa vie sinon il ne fait pas de retour en arrière et ne re-raconte aucun événement…d’ailleurs quand il ne vient pas au café, les autres se transmettent les infos le concernant et parfois même s’adonnent à des parties d’analyse de son personnage…alors vous imaginez bien que pour mon cas, je n’ai pas encore compris en quoi se résume la vie de E…je n’ai capté qu’une seule chose c’est qu’il avait dans sa vie plusieurs femmes, dans différents pays et qu’elles venaient lui rendre visite de temps à autre…d’après ce que j’ai compris il n’aime pas s’encombrer de leur présence pendant longtemps mais qu’il adorait les avoir ponctuellement…
Enfin de compte mes cinq hommes, je ne sais toujours pas s’ils sont représentatifs de la gente masculine de notre pays, mais si c’est le cas, ça craint un peu pour nous les femmes…vivement le jour où l’un d’eux parlerait de sa compagne comme étant la chose la plus belle qui lui soit arrivé.

Rêves et Sensations


Une de ces rares nuits où se mélangent les sentiments… le bien être, ce sentiment furtif…les rêves, ces moments magiques fuyants…Et au point où j’en suis, j’ose dire que j’ai eu de la visite ce soir…la visite de mes rêves. Et sur un fond de douce musique qui avait pris la mauvaise habitude de caresser mon cœur sans réellement y entrer depuis quelques temps, j’ai pu ce soir la sentir remplir mes poumons, respirer mon cœur, battre ma tête, et réfléchir mon corps. J’ai vu briller mes yeux, j’ai senti respirer mon nez, j’ai gouté ma bouche se délecter… et j’ai surtout eu envie d’avoir envie. J’ai été frappée non par la force des sentiments, mais des sensations, ravageuses, déstabilisantes celles qui parfois font mal…et surtout fortes. Et j’ai pris conscience de l’importance de ces sensations dans ma vie, de leur rôle de mentor, moteur, de leur façon de me pousser, me booster, me basculer d’un monde à un autre, d’une vie à une autre et d’un personnage en moi à un tout autre…Mon air, ma chaleur, ma douceur complétée par la magie de mes rêves incroyables, impénétrables, imaginaires, inimaginables, inimitables et souvent tellement invraisemblables.

Ce soir mes deux amours m’ont rendu visite, m’ont traversé telle la brise pénétrant du vingtième étage d’un balcon, aussi légère, aussi forte et par-dessus tout aussi douce. Ce soir, j’ai caressé mes anges et j’ai pris part du petit voyage…Ce soir, je les ai embrassés avant qu’ils ne partent, mais j’ai tout de suite commencé à faire ma valise pour les rejoindre…pour partager un plus long voyage. Je suis là, je vis de ça, je vibre de ces moments, et j’avance par cette magie.



Ps: Si vous cherchez le lien entre l'image de "sex and the city", les superbes Manolo Blahnik et mon post...c'est rien de plus qu'un mélange de merveilleuses sensations...

dimanche 4 janvier 2009

Jeux d'enfants , mieux que tout...


"Du bonheur à l'état pur, brut, natif, volcanique, quel pied ! C'était mieux que tout, mieux que la drogue, mieux que l'héro, mieux que la dope, coke, crack, fitj, joint, shit, shoot, snif, pét', ganja, marie-jeanne, canna, beuh, péyotl, buvard, acide, LSD, extasy. Mieux que le sexe, mieux que la fellation, soixante-neuf, partouze, masturbation, tantrisme, kama-sutra, brouette thaïlandaise. Mieux que le Nutella au beurre de cacahuète et le milk-shake banane. Mieux que toutes les trilogies de George Lucas, l'intégrale des muppets-show, la fin de 2001. Mieux que le déhanché d'Emma Peel, Marilyn, la schtroumpfette, Lara Croft, Naomi Campbell et le grain de beauté de Cindy Crawford. Mieux que la face B d'Abbey Road, les CD d'Hendrix, qu'le p'tit pas de Neil Armstrong sur la lune. Le Space-Mountain, la ronde du Père-Noël, la fortune de Bill Gates, les transes du Dalaï-Lama, les NDE, la résurrection de Lazare, toutes les piquouzes de testostérone de Schwarzy, le collagène dans les lèvres de Pamela Anderson. Mieux que Woodstock et les rave-party les plus orgasmiques. Mieux que la défonce de Sade, Rimbaud, Morisson et Castaneda. Mieux que la liberté. Mieux que la vie..."


Jeux d'enfants...ma partie préférée du scénario

mercredi 31 décembre 2008

No ordinary love


Deux personnes…Un couple, vivant au rythme saccadé de leurs propre journaux intimes…de leurs envies séparées, mélangées…Le summum de la liberté dans un engagement à vie, jusqu’à ce que la mort les sépare. Comment se conçoit la vie de couple ? Qui établit les règles ? Jusqu’où va la notion de partage et celle du petit jardin (près, champ, henchir…) secret ? Aussi alléchante que l’idée puisse paraître, je ne sais parfois de quel côté je penche…de quel côté cette personne ou cette autre penche. On vit dans une aire où tout est conflictuel : la liberté…on la veut jusqu’au bout des ongles, des poumons, des pensées…mais on veut partager. Et on a tant à partager. On ne supporte pas de vivre seul. Alors notre cœur balance, entre une histoire d’amour impliquée, compliquée, complexe, tumultueuse et cette satané liberté. Je regardais hier pour la première fois (oui très en retard je l’avoue) le film Mr an Mrs Smith. Le film n’a rien de philosophique certes, mais je n’ai pas cessé de réfléchir, pendant et après tout le film. [Paraît-il que nos pensées et nos avis sur films, livres, chansons et autres varient selon la phase et l’humeur dans laquelle nous sommes au moment de la découverte de l’œuvre…à méditer]

Cette relation de couple me semblait aussi parfaite que défaillante. Comment aimer une personne et avoir autant de scrupule à mentir, d’autres diront à garder pour soi ce qui nous semble intime ?

En quelques années, je suis passée de l’état ou je dessinais ma relation de couple dans une seule et même bulle (en mélangeant sentiments, passé, problèmes, pensées profondes, activités, secrets, amis, famille, argent, travail etc…) et je nous dessinais dedans, à l’état ou je dessinais deux bulles avec un espace d’intersection. Cet espace sert à regrouper tout ce que le couple partage. Cela émane de la théorie des bulles d’une amie à moi…Certaines conversations vous restent en tête de longues années durant parce qu’elles touchent un maillon sensible et fragile de notre être à un moment donné.

Revenons à cette histoire de couples…et la limite de liberté. Ne pas être obligé de dire où on est et qu’est ce qu’on fait…Se retrouver ‘at 7 :00’ pour le diner ou après un petit voyage ‘somewhere’ à la manière de Mr an Mrs Smith…un peu exagéré comme concept, mais parfois intéressant. Mais dans ce cas…aime-on vraiment ? Ou aime-on juste ces retrouvailles, ce désir de ne rien savoir de l’autre, mais de se souvenir quand même de l’odeur de sa peau, du gout de ses lèvres et de ses douces paroles ?

Certaines analyses me laissent penser au final que si l’on peut s’affirmer professionnellement et socialement (accessoirement familialement et amicalement), le besoin de l’autre peut s’avérer se baser essentiellement sur le désir, les sentiments et donc le partage des moments intimes…alors que si dans un autre cas l’auto affirmation n’est pas complète, les besoins financiers ou autres deviennent des agrégats de la relation de couple…le partage dans ce cas se doit d’être en totalité. Bon, ma tête et mes idées me lâchent, je ferai mieux de penser à ce que je ferai ce soir pour mon anniversaire :p

lundi 29 décembre 2008

Pour Gaza


Publié le 27-12-2008 Le mouvement Free Gaza (http://FreeGaza.org) est parvenu samedi à recueillir plusieurs témoignages en direct de la barbarie de l’aviation israélienne samedi à Gaza. Ils émanent, pour la plupart, de militants des droits de l’homme étrangers, arrivés à Gaza à bord des bateaux du Free Gaza Movement. Plus de 60 avions israéliens ont participé samedi à la tuerie, larguant plusieurs centaines de tonnes de bombes sur la grande prison à ciel ouvert que forme la bande de Gaza et le million et demi de Palestiniens qui tentent d’y survivre. Voici ces témoignages. (Dans Gaza assiégée, 27 décembre 2008) “Lors des attaques, j’étais dans la rue Omar al Mokhtar, l’une des principales avenues de la ville de Gaza. J’ai vu un dernier missile frapper dans la rue, à une distance de 150 mètres environ, à un endroit où la foule s’était déjà assemblée pour tenter d’extraire les cadavres des premières frappes. Les ambulances, les voitures, les camionnettes, tout ce qui pouvait rouler, était à l’œuvre pour conduire les blessés à l’hôpital. Les hôpitaux ont été contraints de libérer les lits des malades, pour faire de la place aux blessés. J’ai appris que les morgues étaient pleines, et que les centres de transfusion manquaient de sang. Je viens d’apprendre que parmi les civils tués aujourd’hui, il y a la mère de bons copains à moi dans le camp de Djabalyah. - Eva Bartlett (Canada) International Solidarity Movement "Les missiles israéliens ont frappé au milieu d’un terrain de jeux pour enfants et du marché de Deir el Balah. Nous sommes arrivés juste après, pour voir de nombreux blessés, tandis que les morts avaient été évacués. Tous les hôpitaux de Gaza sont actuellement débordés, et ils n’ont pas les médicaments et fournitures médicales pour soigner les blessés. Israël est coupable de crimes contre l’humanité ; Israël viole le droit international et les droits de l’homme, foulant au pied les conventions des Nations-Unies. Et ils s’apprêtent à continuer leurs attaques. Il faut que le monde réagisse, et intensifie le boycottage d’Israël » - - Ewa Jasiewicz ( Polonaise, Britannique) Free Gaza Movement "La morgue de l’hôpital Shifa est pleine. Des cadavres et des restes humains sont éparpillés un peu partout dans l’hôpital” - Dr. Haidar Eid, (Palestinien, Sud-Africain) Professeur à l’Université Al Aqsa, Gaza "Les missiles ont commencé à tomber alors même que c’était la sortie des écoles, et que les enfants rentraient chez eux à pied, dans les rues. Je suis sortie sur le palier, et une fillette de cinq ans, terrifiée, m’est tombée dans les bras » - Sharon Lock (Australie) International Solidarity Movement "C’est affreux. Ce massacre n’apportera pas la sécurité à l’Etat d’Israël, et ne lui permettra pas d’intégrer le Moyen-Orient. Maintenant, ce ne sont plus que des appels à la vengeance qui retentissent » - Dr. Eyad Sarraj – Responsable du centre de santé mentale de Gaza "A l”heure où j’écris ces lignes, un immeuble vient d’être touché à 200 mètres d’ici. Il y a de la fumée partout. Plus tôt dans la matinee, je me suis rendu auprès d’un immeuble de Rafah, qui avait été touché. Deux bulldozers étaient en action. On pensait que tous les cadavres avaient été extraits. Mais au moment où j’arrivais, on en trouva un de plus. - Jenny Linnel (Britannique) International Solidarity Movement "A côté de la maison où je suis logée, on vient de trouver les corps de deux petites filles, sous une voiture, entièrement brûlées. Les enfants rentraient de l’école. Encore un châtiment collectif. J’ai vécu à Beyrouth sous les bombardements israéliens. Le message d’Israël est le même à Gaza qu’à Beyrouth : tuer les civils » - Natalie Abu Eid (Liban) International Solidarity Movement A l’attention des médias : vous pouvez, si vous avez un minimum de conscience professionnelle, recueillir des témoignages directs de la situation à Gaza, en téléphonant aux différentes personnes citées ci-dessus, dont voici les coordonnées : Dr. Eyad Sarraj (Arabic and English) +972 599400424 Ewa Jasiewicz, Free Gaza Co-Coordinator in Gaza (Polish, Arabic, and English) - +972 59 8700497 Dr. Haider Eid (English and Arabic) + 972 59 9441766 Sharon Lock (English) +972 59 8826513 Vittorio Arrigoni (Italian) +972 59 8378945 Fida Qishta (English and Arabic) +972 599681669 Jenny Linnel (English) +972 59 87653777 Natalie Abu Shakra (Arabic and English) 0598336 328

samedi 27 décembre 2008

Rencontre sur Agenda (Part three)

Dimanche 16 Mars 2008- 01h56

« Le dernier Métro en provenance de Château de Vincennes et en direction vers la Défense est prévu pour 01h56 »

« Il est souvent difficile de connaître tout d’une personne en l’espace de quelques mots échangés. J’aime interpeller, faire réagir les gens, parfois même au risque de choquer je dis tout ce que je pense d’une seule traite. Et je pense que votre regard est magnifique. Cela n’engage que moi, alors je vous souhaite une bonne soirée. »
Sender : 06 32 33 67 86
Received : 22 :24 :53
15-03-2008 »

Jeudi 27 Mars 2008- 22h30

« J’aime beaucoup observer l’évolution du jugement des gens sur ma personne- l’avant/ l’après- Me donneras-tu une chance pour montrer mon après ? Je connais déjà le tien. »
Sender : 06 32 33 67 86
Received : 22 :30 :10
27-03-2008

« Je n’aime pas trop la façon avec laquelle certaines personnes se permettent de s’adresser aux autres. Redescendez sur terre et ayez moins confiance en vous, ça vous servira dans votre relationnel. »
Sender : 06 33 37 30 45
Received : 22 :48 :12
27-03-2008

Vendredi 28 Mars 2008-01h12

« Mais il m’énerve, il ne répond pas à mon message…mais il est…Oh ‘Angelo’ où es-tu ? J’aimerai te parler de ce personnage, excentrique, mystérieux, énervant…c’est bizarre, il ne marche pas à la provocation…Tout le monde marche à la provocation, c’est connu. Je m’en fous. De toute façon je n’ai nulle envie de le connaître. Il a la grosse tête, s’habille comme un petit bourge, pourri et gâté et parle d’une façon…tellement délicieuse, tellement désirable, tellement… Non, je l’emmerde ! Full stop. »

Samedi 29 Mars 2008- 14h35- Place de la bastille

-Bonjour Madame, c’est pour un renseignement.
-Encore vous ? Vous me suivez ou quoi ? Et je vous ai déjà dis que c’est Mademoiselle.
-Pardonnez mon intérêt pour le latino. Si je suis là c’est parce que j’aime beaucoup cette musique, alors vous pensez bien que je ne raterai pas une occasion pareille.
-Vous m’en direz tant.
-Et donc je disais, que c’était pour un renseignement et que ce serait gentil d’avoir le flyer du programme de la soirée. C’est vous qui vous en occupez non ?
-Tout à fait. Tenez Monsieur, bonne après midi à vous.

Samedi 07 Juin 2008-21h56- Closerie

Elle détestait cet endroit autant qu’elle l’aimait… Autant qu’elle s’y sentait à l’aise et autant qu’elle se trémoussait sur son canapé en essayant de trouver la meilleure position. Elle aimait cet endroit parce qu’elle aimait être tranquille, ne pas avoir à subir les regards vicieux des hommes attablés à côté ou juste en face. Elle aimait l’architecture de cet endroit, bien qu’amatrice de tout ce qui était ethnique, de l’arabo musulman, de patios et de fresques, elle n’était pas insensible au charme de ce minimalisme. Ce côté « less is more » la faisait se sentir légère et presque intouchable…Il n’y avait qu’une voix qui pouvait la perturber, une seule…celle de l’homme qui saluait ses amis dans la table juste derrière. Elle voulait tant se retourner voir si c’était bien lui sans qu’il ne remarque sa présence. Elle tourna la tête d’un léger 30 degrés à peine. Elle réussit à reconnaître sa silhouette et son paquet de Marlboro sur la table. Il s’assit à quelques mètres en lui tournant le dos. Elle sentait pourtant son odeur. Elle hésita à aller lui parler. Elle préférait le deviner en cachette, s’enivrer de sa voix, écouter ses discussions, entendre ce qu’il commandait au serveur, vivre sa soirée comme si elle y était…
« Ce mec m’obsède… »… ’This is no ordinary love’ chantait Sade à ce moment de la soirée.

Samedi 07 Juin 2008-21h43- Closerie

Il l’observait de loin. Elle semblait distraite par moments.
-On s’assoit là-bas ? Il y a une table libre.
Il voulait être le plus proche d’elle sans qu’elle le voie. Toujours à vouloir mieux la connaître sans vraiment pénétrer dans sa vie…sans vraiment lui laisser l’occasion de pénétrer la sienne non plus.

Samedi 07 Juin 2008-23h48-Closerie

« Le hasard fait bien les choses. Comme on se retrouve. Hallucinant d’être tous les deux à Tunis, à la Closerie plus exactement. Hallucinant au point que je n’avais aucun numéro pour t’envoyer un texto et te dire que tu es rayonnante ce soir. J’espère que ton rooming est activé. »
Sender : +216 24 235 413
Received : 23 :48 :12
07-06-2008

Samedi 07 Juin 2008-23h49- Closerie

Elle se retourna complètement. Il était déjà à la porte. Deux jeunes femmes l’accompagnaient.