dimanche 12 avril 2009

My diaries (from 2008 to 2009)


Un rendez-vous, un seul et après??


Une autre journée sur Paris où il pleut. Décidément avant mon départ, c’est comme si c’était fait exprès. Et toujours le même tableau : moi une tasse de café à la main regardant par la fenêtre, mon lap top ouvert sur sa page Word et de la musique selon l’inspiration du moment. Bon j’exagère un peu, ici la pluie n’a jamais été un frein pour sortir, ni le froid d’ailleurs, sinon on resterait chez soi 7 mois par an. C’est plutôt que j’aime rester de temps en temps seule. J’aime écouter « New York state of mind » alors que je suis à Paris, et j’aime écrire des petites histoires sur des jeunes femmes qui en grillent une parce que j’ai arrêté de fumer. J’aime aussi réfléchir ma personne. Et réellement elle m’intrigue…J’ai de réels doutes quant à la théorie du masochisme. J’avais longtemps cru à celle du pessimisme, mais j’ai découvert récemment que je ne l’étais pas, que bien au contraire j’étais quelqu’un de très optimiste et …masochiste. Oui, ben il fallait bien quelque chose pour expliquer tout ça…et par tout ça je veux dire toutes les conneries que je fais et refais. Je me rappelle qu’il ya plus d’une semaine, j’étais sortie pour rejoindre des amis à Bastille. J’étais dans le métro et un jeune homme était assis en face de moi. Il était pas mal, grand de taille, brun au teint mat. On est descendu à la même station, pris la même correspondance. Je marchais derrière lui, et on n’entendait que l’écho du bruit de mes talons. La station était pratiquement déserte, ce qui me semblait déjà assez bizarre. Il se retourna : « arrêtez de me suivre mademoiselle, je suis marié, vous allez me créez des problèmes » Je ne pus qu’éclater de rire…c’était la première fois qu’on me la faisait celle là. C’était très clair que c’était une phrase toute faite, une technique de drague bien rodée, mais dans les circonstances, il l’avait bien utilisé. « On prend juste la même direction, respirez monsieur » ai-je répondu avec un petit sourire. -Des origines asiatiques ? - Non, mais on me dit souvent ça, c’est peut être mes yeux. -c’est sur, maghrébine. -Tout à fait et fière de l’être. Tunisienne. -Oh M#### ! Le peuple que je déteste le plus…que des profiteurs…pourquoi fallait-il que je tombe sur une aussi jolie demoiselle qui soit tunisienne. -Pour vous montrer que finalement ils ne sont pas aussi mauvais que vous le pensez. Et vous ? De quelle origine ? On était presque arrivé à destination, j’essayais de le convaincre que le peuple tunisien avait ses qualités et ses défauts et qu’il comptait parmi ses plus de dix millions d’habitants des gentils, des intelligents, des grands cœurs et des grands hommes. C’est à ce moment là, et après une longue tirade digne d’un speech politique, qu’il me sortit une phrase du genre : « je sais tout ça puisque j’en suis un et que mon pays c’est mon amour » C’était la deuxième fois que je riais en moins de dix minutes. On a un peu discuté à la sortie du métro, je lui ai dis que je rejoignais mes amis. Il m’a donné son numéro et m’a lancé : « si jamais tu t’ennuies, si jamais tu finis tôt, si jamais demain, si jamais après demain… » Je ne sais pas si j’aurais du l’appeler. Il faut croire que je ne suis pas habituée à ce genre de rencontres. Même si ici, c’est comme ça que ça marche il parait. Je suis restée dans mon ancien mode d’emploi. Celui ou on apprend à connaître une personne avant de sortir boire un café avec elle, celui ou on fait des rencontres à travers des amis. Je reste pourtant quelqu’un de très sociable et ouvert à toute discussion…sans plus. J’avoue que cette rencontre n’était pas agressive. (Par agressive je qualifie tous ces moyens de drague qu’utilisent les jeunes dans les rues, cafés, bars… quand ils te balancent comme une bombe qui t’explose en pleine figure combien tu les intéresses et à quel point ils aimeraient te revoir) Et pourtant je me suis sentie bousculée. J’essai depuis plus d’une semaine de comprendre pourquoi. Pas parce que ce jeune homme m’intéressait tellement (enfin un peu), mais plutôt parce qu’il pourrait être quelqu’un de bien, qu’il pourrait me plaire, mais que je refuse d’essayer. Parce que jusque là, je croyais que je refusais les rendez-vous proposés sous prétexte que la personne ne me correspondaient pas dès le départ, mais là j’ai jugé de ça en dix minutes. Cette fois je me suis surpassée. Et depuis quelques 9 mois, c’est la troisième fois qu’on me reproche ça, de juger vite, ou plutôt de ne pas donner le temps au temps, de ne pas prendre ce temps pour vivre un petit moment à deux. J’avoue que dans tout ça il y’a cette grande partie de masochisme que j’ai cité au tout début, parce que j’aime voir, revoir et discuter avec les hommes qui ont comptés dans ma vie… ceux qui m’ont fait pleuré, ceux qui m’ont fait rire mais surtout souffrir et parfois même je me suffis d’eux. Mais il y a surtout ce côté que j’ai compris récemment, par ces jours de pluie à Paris, with my « Paris state of mind »… Je crois que j’ai surtout peur de foirer à nouveau…

My diaries (from 2008 to 2009)


Saison des amours 2008

J’adore la saison estivale à Tunis. Cela rime toujours avec plage, soleil, sorties, rencontres furtives, soirées nocturnes avec les copines dans mon balcon jusqu’au petit matin…décortication de nos vies, philosophie autour d’un café turc, on s’amuse à lire dans les lignes du ‘fenjen’, on regarde des films à l’eau de rose avec paquets de chips à portée de main…j’aime ce farniente et je dois dire que cela me manque beaucoup ici. Quand je regarde par ma fenêtre et que je vois que le samedi 5 juillet 2008 à 10h du mat il pleut des cordes sur Paris, je ne peux m’empêcher de penser aux 40° degrés de Tunis…Je sais ce n’est pas le paradis non plus mais avouez que ça a le mérite d’être appelé l’été au moins, parce qu’ici je ne vois pas trop comment je pourrais appeler cette saison…l’été indien ? Non ça c’est plutôt en Amérique. J’opterai pour l’été ‘rentre chez toi’…Et à propos j’y serai bientôt. J’en suis d’ailleurs toute excitée et quand j’y pense j’ai le cœur qui bat et je suis un peu submergée par des sensations bizarres. Pourtant cela ne fait pas longtemps que je suis partie, seulement quelques mois mais que voulez vous, je suis quelqu’un d’assez sensible…il paraît en tout cas. Mais disons que s’il y a une seule chose me gâche mes belles idées de cet été 2008…C’est bien la saison des mariages, fiançailles et tutti quanti. Avant même mon retour j’ai déjà mon agenda over booké par des soirées jeunes, diners, outiya, khotba, etc… « Attendez, je vérifie, alors on pourra se voir soit la semaine du 11 Aout, soit celle du 21 Juillet » Oui ben parce que ce genre d’événement se fête par semaine…On appelle ça une fête de ‘7 jours et 7 nuits’. Et bien sur, il n’y a pas moyen d’y échapper. Parce que on aime faire plaisir au final, parce qu’on est obligé des fois, et surtout parce qu’il y a ma mère qui me tire la tronche quand je dis que je ne veux pas y aller. Et dans mon agenda de « saison des amours 2008 », j’aurais raté le seul mariage auquel j’aurais réellement aimé assisté, celui d’une de mes meilleures copines. Je serai quand même bien punie, puisque je devrais assister à tous les autres…7 en tout.
7 occasions pour te rappeler que tout le monde est entrain de trouver son âme sœur mais que toi tu ne la trouves pas, 7 occasions d’entendre la fameuse phrase ‘el 3a9ba lik’…bon multiplié par une bonne vingtaine de fois par soirée. Et si on fait le compte avec une moyenne de 2 soirées par couple marié, je l’écouterai plus de 200 fois cette phrase. Et niveau réponse, on n’a pas trop le choix, cela varie entre « 3aychek » et « in challah ». Moi j’aurais aimé pouvoir répondre « si je trouve celui qui le mérite » ou mieux « de quoi je me mêle », ok j’avoue c’est méchant. Vous aurez aussi droit à l’histoire de la rencontre du couple racontée pour la énième fois : Il l’a rencontré dans la soirée de son meilleur ami, elle venait d’annuler ses fiançailles avec l’homme que lui avait choisi sa mère, elle l’a rencontré sur les lieux du travail alors qu’il était en instance de divorce, il l’a vu dans le super marché avec une amie d’enfance…et tu en as de toutes les couleurs, que de belles histoires, que des happy end…quoi que je doute fort que le mariage soit une fin agréable en soi. Je suis plus pour le partage, la passion, la complicité et…éventuellement le mariage. Et depuis peu je commence à croire à ma propre théorie, que j’ai inventée moi-même. Pour être plus précise, c’est une théorie à deux bases : certaines personnes ne sont pas faites pour les relations durables. Comme pour l’art éphémère ou durable, comme pour les expositions temporaires ou permanentes, comme pour les contrats CDD ou CDI, il existerait bien des personnes qui ne sont faites que pour vivre des relations à court termes- bien sur le mot court est relatif, puisque un, deux ou trois ans c’est peu comparé à toute une vie-la plupart du temps ces relations sont parfaites, intenses, agréables et passionnantes. La deuxième base, dit qu’à partir de la première, on constaterait que ce genre de relation se termine toujours soit d’une façon tragédique, soit d’une façon très ambiguë. On ne sait pas pourquoi, ni comment, ni quand est ce que ça a commencé à dériver et on ne cesse de se torturer l’esprit à coups de questions sans réponses…j’en suis donc arrivée à conclure et à trouver la seule explication qui réponds à pratiquement toutes mes questions : certaines personnes ne sont jamais au bon moment, dans les bonnes conditions. En général, cela s’exprime par une question d’âge, de distance, de liberté… cela peut aller jusqu’au plus petit détail, qui peut être insignifiant mais qui donne une idée sur si vous appartenez à ce genre de personnes ou pas. Comme par exemple, quand vous êtes souvent bien habillée, le teint frais, les cheveux propres, et sentant un léger parfum, mais que le jour ou vous rencontrez LA personne qui vous plaît tant vous ne ressemblez rien, cela fait quatre jours que vous ne dormez que 2h à cause d’un foutu rapport à rendre et pour la même raison, vos cheveux sont sales et vous êtes en jogging qui fait 2 fois votre taille. Pour conclure, si vous êtes chanceuses, vous ne vous reconnaitrez dans aucune de ces deux catégories, si vous ne l’êtes pas, vous vous serez reconnue dans l’une des deux et si vous êtes comme moi, vous vous reconnaitrez dans les deux.

dimanche 5 avril 2009

Hier encore j'avais dix huit ans


Sur une musique endiablée, des sons latins et des rythmes sensuels…un espace enfumé…et l’odeur de la cigarette qui me montait à la tête…je l’observais. A peine dix huit ans, si beau, si attirant, si infantile et pourtant si ‘homme’. Un regard vif, je ne saurais dire séducteur ou innocent, ou peut être les deux à la fois…Et moi, avec mes trente ans, je ne trouvais plus mes mots, j’étais chamboulée par cette beauté insolente, cette confiance en soi insultante, et je me sentais un peu mise à nue, comme s’il avait descellé mes points faibles…non, pas « comme si », il les avait descellé ces points faibles et il adorait ça… me contrôlait par ça. Sur cette musique endiablée, j’ai été entrainée sur la piste de dance pleine à craquer. Ses mains parcouraient les courbes de mon corps au rythme du son sud américain et avec l’énergie de ses vingt ans, me faisait tourner et retourner, me regardait droit dans les yeux, respirait tout près de mon cou et de mon oreille…J’étais toute tremblante, ma respiration haletante et un peu maladroite. Il adorait la salsa cubaine, et toute la sensualité qui accompagnait cette danse … Une danse qui s’était terminée par un baiser gentiment déposé sur ma main après avoir fait arrêté ma respiration à deux reprises. Il oscillait entre le gentleman avec son baise main, ses paroles toujours polies et le séducteur avec son regard, parfois ses provocations ou au contraire son innocence cachée. Et je n’avais pas osé faire ce pas, pour lui montrer à quel point il me perturbait…je me contentais d’être là, de sortir avec lui dans des endroits à la mode et branchés avec ses amis aussi jeunes que lui…et pourtant je ne me sentais pas si en décalage, j’étais devenue plus mature, plus mure avec l’âge oui, mais j’avais gardé cette folie en moi, cet esprit nonchalant, ce regard vers le futur interrogateur mais si plein de rêves. J’étais encore prête à faire une chorégraphie de folle sur « Alexandrie, alexandra », à passer des heures et des heures à écouter de la musique, à découvrir de nouveaux talents, sans me dire que j’ai plus important à faire. J’étais encore prête à faire des canulars à mes amis, à rigoler d’un rire fort et franc et j’ai recommencé à écouter « mes amis, mes amours, mes emmerdes » sans mélancolie…j’ai retrouvé un bonheur perdu, avec une pointe de nostalgie certes, mais j’étais heureuse de l’avoir retrouvé et je n’étais pas prête à le lâcher une seconde fois… j’avais seulement peur de reperdre ces moments si je m’éloignais de lui…et pour dire vrai, je n’avais pas envie de m’éloigner de lui, parce que je me sentais si bien et parce que je n’avais aucune idée de où cette aventure allait m’emmener mais que j’avais envie de la tester, d’aller jusqu’au bout…et puis M####, parce que des fois il me manquait ou plutôt tous les jours il ma manquait. Parce que rien n’était préétablit avec lui, tout était aléatoire, tout était bohémien. J’adorais plonger dans son monde, me sentir belle, jeune, insouciante, fraîche comme l’été, comme si mes journées duraient 38 heures et mes nuits infinies. J’adorais parler de longues heures avec lui, tard la nuit, m’allonger près de lui et regarder le ciel en fumant une cigarette et en écoutant des classiques des années 80. J’adorais découvrir avec lui les nouveautés techniques et technologiques, les lois de l’informatiques, les passe temps favoris de ceux de son âge, et parler encore de mathématique et de physique. Et pourtant, aujourd’hui je suis si loin de lui, j’ai fais le choix de partir, de sortir de cette embrume et de ce rêve éveillé…j’ai choisis de faire face à mes trente ans et de garder en tête tous ces beaux moments, tous ces souvenirs, d’en faire mon guide de la vie…toujours sourire, attendre le meilleur parce que le meilleur est toujours à venir pour les moins de vingt ans. Et j’ai gardé en tête ce regard troublant, provocateur et si intelligent…j’ai emporté avec moi ces baisers sur mon front, sur ma main, sur mes joues et le meilleur celui déposé le dernier soir ensemble sur mes lèvres…

mercredi 1 avril 2009

Sur la piste


Dans un bar Hip Hop en plein Paris, un mardi soir vers les coups de 23h, elle était assise à une table pas très loin du dance floor. Elle était toute seule, avec son stylo, son papier comme à son habitude… Partout où elle allait, elle prenait le temps d’écrire, de décrire ce qu’elle voyait, ce qu’elle éprouvait ou ce qu’elle constatait. L’endroit n’était pourtant pas approprié…Les gens se déchainaient sur la musique ‘R and Be’ des lieux et les jeunes de vingt ans dessinaient des tableaux sur la piste qui lui donnaient terriblement envie d’aller les rejoindre et de rafraîchir sa mémoire et son corps. Elle avait oublié tous les pas de danse qu’elle avait appris et inventé durant ses cinq années de cours et elle les regardait émerveillée mettre le feu sur un remix de « My love » de Justin Timberlake…Elle adorait surtout les duos qu’ils faisaient en couple, la fille toujours aussi sexy et aussi chiante dans ses mouvements et le jeune homme toujours aussi séducteur et galant à travers ses pas et ses regards. Des corps qui ne se touchaient que quelques secondes…un demi temps peut être, parfumé par des caresses furtives et fuyantes, des simulations de gestes de quotidien, des mouvements bien étudiés…c’était impressionnant. Elle se demandait ce que cela pouvait donner si elle rejoignait la piste, son cœur battait mille à l’heure rien qu’en y pensant…elle n’osait pas le faire. Et malgré sa façon de bouger même assise qui en disait long et les invitations de plusieurs jeunes garçons, elle resta assise à observer cette foule. Ils bougeaient pratiquement ensemble comme s’ils étaient synchronisés ou qu’ils répétaient des chorés complémentaires. Le DJ enchaina sur un autre tube de Justin remixé, l’euphorie était à son comble et une battle commençait à se mettre en place. Elle n’avait jamais assisté à ça auparavant et c’est par pur hasard qu’elle s’est retrouvée dans cet endroit…elle se leva pour aller voir de plus près. Elle se faufilait entre les spectateurs pour se rapprocher de la ronde. Ce n’était finalement pas une vraie battle. C’était plutôt des prestations personnelles et personnalisées, que chacun faisait tout seul ou en duo devant tout le monde. Pendant une minute ou deux, un des danseurs se retrouvait au milieu de la piste acclamé par la foule, comme pour montrer ce dont il était capable…Elle se mit en première position, applaudissant les prestataires, sifflant les mouvements les plus complexes…Elle était en transe quand il se plaça au beau milieu de la piste…c’était alors Lumidee qui chantait la version R an Be de « she’s like the wind »et lui, il était comme dans ses rêves, mélangeant des regards coquins et des pas très techniques avec une pointe d’humour dans ses gestes, une sensualité déroutante…Il rivaliserait avec Wade robson et pas seulement qu’en danse. Elle n’applaudissait plus, ne sifflait plus…elle se contentait de le regarder en hochant de la tête et en se déhanchant sur place. Il allait repartir dans la foule quand cette dernière l’acclama à nouveau pour prolonger son show. Il se retourna. Son regard croisa le sien…elle fut comme foudroyé. Il afficha un sourire coquin et la tira vers lui d’un mouvement rapide. En moins de deux secondes elle était en face de lui, leurs deux visages à quelques centimètres l’un de l’autre. Il lui murmura dans son oreille : « I got the feeling that you are a good dancer…show me what know »

mercredi 11 février 2009

A tous ceux

Queslques mots pour ceux que j'ai aimé, respecté, détesté...pour mes amis et pour ceux qui ont fait partie de ma vie. Pour ceux à qui j'ai dis pour la vie. Pour ceux qui sont partis sans laisser de cicatrices, et ceux dont le souvenir écorche mon cœur jusqu'à aujourd'hui...
Pour "C" ma meilleure amie, qui m'a tenue dans ses bras, qui m'a vue pleuré plus d'une fois, qui m'a caressé les cheveux quand le sommeil ne venait pas...
Pour "A", que j'ai perdue en cours de route, avec qui j'ai partagé mon adolescence...qui a fait sa vie sans m'inclure dedans...
Pour "Z" qui a réveillé la petite femme en moi, qui m'a plongé dans des discussions d'adultes que je ne comprenais pas, qui m'a donné tant de conseils et dont je ne m'en souviens plus, et qui se marie cet été avec une cousine que je connais mais qui ne m'a pas invité à ses fiançailles
Pour "M" qui mène sa vie dans un autre pays, de qui je n'ai plus de nouvelles depuis 4 ans, et 4ans plus tard c'est un collègue de travail à une amie à moi dans ce pays lointain...quel hasard!!
Pour "S" mon petit-grand frère, mon amour d'enfance et qui depuis me protège de tout ceux qui me veulent du mal mais que je vois qu'une fois par an
Pour "H" mon frère, qui m'a vue grandir sans trop perturber ma vie, qui se rapproche de moi et s'éloingne autant, qui me laisse à mon monde et me fait rentrer dans le sien de temps à autre..à ce beau jeune homme que j'admire sans cesse depuis peu, mais à qui parfois j'ai du mal à dire je t'aime
Pour "R" ma soeur, celle que j'ai pris pour exemple depuis mes dix ans, celle à qui j'ai donné des conseils alors que j'avais 20 ans et elle 25...celle qui a fait sa vie et qui s'éloigne peu à peu de moi, sans jamais cesser de m'aimer...celle à qui j'ai juste envie de dire: raconte moi ta vie aujourd'hui, raconte moi ton coeur et ta tête...
Pour "A", autant de mal et pourtant une personne sensible et douce, pour tous les conseils, tous les instants partagés, tous les fous rires inventés
Pour "J", "F", "S", "A", "R", mes amie de parcours, mes psychothérapeutes, mes mentors, mes amours...celles qui me suivent partout et qui font passer tous mes délires et passages schizophréniques
Pour "B" qui me connait à peine, mais me connait si bien, à qui je fais parfois mal sans le vouloir, qui me donne tout sans compter
Pour mes parents, que j'aime plus que tout
Pour tous ceux qui sont partis
Pour ceux que j'ai oublié de citer
Pour ceux dans mon coeur mais que je n'ose citer

Je vous aime plus que tout et parfois malgres tout
Pour ceux...

lundi 2 février 2009

Intrusion




Un de mes anciens textes que je retrouve:


Ce que j’aime le plus c’est me retrouver dans ce café de temps en temps, sirotant mon café parfum caramel et les entendre chahuter derrière moi…cinq hommes autour d’une table !! Je plonge dans ces conversations masculines et je me délecte…comme une petite espionne mais sans faire exprès…je ne devrais pas, je sais mais je n’y peux rien !!Et d’abord c’est eux qui parlent fort…oui je vous assure… et puis quand même ça sert de savoir ce que peut contenir le crâne d’un homme, surtout quand ce n’est pas qu’un, mais cinq… je pourrais même tenter une étude la dessus.
Ce qui me plaît tant chez T (mon personnage, enfin mon homme préféré), c’est qu’il est si ironique et…je ne sais pas je dirai pessimiste ou peut être trop réaliste. Et malgré cela, c’est lui qui fait marrer ses copains la plus part du temps…un ton légèrement sarcastique, il les critique un à un, ne mâche pas ses mots et avoue souvent ne pas avoir besoin d’une femme dans sa vie… « Dès qu’elle commence à te connaître un peu, elle cherche alors à cerner tes points faibles et mise tout la dessus…tout son comportement, ses mots, ses réactions sont basées sur ces faiblesses…je ne veux pas qu’elle vienne me pourrir la vie avec ses ‘pourquoi on ne sort pas ce soir ?’, ‘tu me caches quelque chose ?’, ‘c’est qui cette copine ? je n’ai jamais entendu parler d’elle’…non, franchement je préfère de loin rester seul »
Pourtant j’avais pas mal de fois vus T partager la table avec de charmantes demoiselles et elles ne semblaient pas être des amies d’enfance…et il ne semblait pas s’ennuyer non plus.
S quant à lui, m’attirait beaucoup…un profil complexe ou peut être au contraire chez nos hommes tellement habituel…lui, c’est un grand cœur, toujours là pour tout le monde, du sex-appeal à vous faire rougir en moins de deux secondes et une façon de s’exprimer plus simple et spontanée que T…lui, c’est toujours une aventure sexuelle à raconter, toujours sur deux ou trois coups en même temps et toujours à l’écoute de ces chères demoiselles…il connaît toutes leur histoires, leurs problèmes, leurs mode de vie et s’amuse à les épater en permanence… « J’emmène V quelques jours au sud, elle en meurt d’envie, ça me changera moi aussi »
Moi je n’ai toujours pas compris comment ce genre d’homme qui n’est pas amoureux pouvait faire autant d’efforts à savoir être imaginatif, attentionné, présent, câlin, dépenser de l’argent…pour sa compagne du moment...
Et puis il y a R, tout ce qu’il y a de plus classique, marié, pas encore d’enfants mais se fait tellement chier en ménage qu’il évite d’en parler. D’ailleurs il ne porte même pas d’alliance, et s’il n’avait pas prononcé une ou deux fois le mot « ma femme » je ne m’en serais peut être jamais aperçu…et oui R s’emmerde dans sa vie de couple parce que dans chaque nouvelle histoire que racontait S, il était le plus intéressé, celui qui commentait le plus et qui donnait l’air de vivre ces histoires par transfert (j’ai oublié la définition exacte du principe en psychiatrie)…il me faisait limite pitié et malgré cela j’aimais en lui sa discrétion, il ne se plaignait jamais de sa femme…
Celui que je n’arrivais pas à comprendre, c’était bien E…mais ça je pense que même ses quatre amis ont du mal à y arriver. Avec lui, il faut toujours être à la page et ne rater aucun épisode de sa vie sinon il ne fait pas de retour en arrière et ne re-raconte aucun événement…d’ailleurs quand il ne vient pas au café, les autres se transmettent les infos le concernant et parfois même s’adonnent à des parties d’analyse de son personnage…alors vous imaginez bien que pour mon cas, je n’ai pas encore compris en quoi se résume la vie de E…je n’ai capté qu’une seule chose c’est qu’il avait dans sa vie plusieurs femmes, dans différents pays et qu’elles venaient lui rendre visite de temps à autre…d’après ce que j’ai compris il n’aime pas s’encombrer de leur présence pendant longtemps mais qu’il adorait les avoir ponctuellement…
Enfin de compte mes cinq hommes, je ne sais toujours pas s’ils sont représentatifs de la gente masculine de notre pays, mais si c’est le cas, ça craint un peu pour nous les femmes…vivement le jour où l’un d’eux parlerait de sa compagne comme étant la chose la plus belle qui lui soit arrivé.

Rêves et Sensations


Une de ces rares nuits où se mélangent les sentiments… le bien être, ce sentiment furtif…les rêves, ces moments magiques fuyants…Et au point où j’en suis, j’ose dire que j’ai eu de la visite ce soir…la visite de mes rêves. Et sur un fond de douce musique qui avait pris la mauvaise habitude de caresser mon cœur sans réellement y entrer depuis quelques temps, j’ai pu ce soir la sentir remplir mes poumons, respirer mon cœur, battre ma tête, et réfléchir mon corps. J’ai vu briller mes yeux, j’ai senti respirer mon nez, j’ai gouté ma bouche se délecter… et j’ai surtout eu envie d’avoir envie. J’ai été frappée non par la force des sentiments, mais des sensations, ravageuses, déstabilisantes celles qui parfois font mal…et surtout fortes. Et j’ai pris conscience de l’importance de ces sensations dans ma vie, de leur rôle de mentor, moteur, de leur façon de me pousser, me booster, me basculer d’un monde à un autre, d’une vie à une autre et d’un personnage en moi à un tout autre…Mon air, ma chaleur, ma douceur complétée par la magie de mes rêves incroyables, impénétrables, imaginaires, inimaginables, inimitables et souvent tellement invraisemblables.

Ce soir mes deux amours m’ont rendu visite, m’ont traversé telle la brise pénétrant du vingtième étage d’un balcon, aussi légère, aussi forte et par-dessus tout aussi douce. Ce soir, j’ai caressé mes anges et j’ai pris part du petit voyage…Ce soir, je les ai embrassés avant qu’ils ne partent, mais j’ai tout de suite commencé à faire ma valise pour les rejoindre…pour partager un plus long voyage. Je suis là, je vis de ça, je vibre de ces moments, et j’avance par cette magie.



Ps: Si vous cherchez le lien entre l'image de "sex and the city", les superbes Manolo Blahnik et mon post...c'est rien de plus qu'un mélange de merveilleuses sensations...